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Un enfant sans nom | 07 février 2007

L'enfant sans nom qui meurt dans l'anonymat, c'est moi. Celui qu'on a enlevé à ses parents et à qui l'on a volé son innocence et son avenir, c'est moi. Celui qu'on utilise, qu'on maltraite et qu'on sacrifie pour une cause ; Celui dont les éclats de rire, si rares, sont étouffés par les éclats d'obus ;  Celui qui n'a d'autres jouets qu'une mitraillette, souvent plus grande que son corps chétif et mal nourrit ; Celui à qui l'on demande d'oublier ses rêves d'enfants ; à qui l'on ordonne de tuer, de violer et de torturer, c'est moi...
Je suis l'enfant soldat.

La conférence de Paris organisée par le gouvernement de la France et par l'UNICEF a réunit 58 pays qui se sont engagés à mettre fin au recrutement illégal et au recours aux enfants dans les conflits armés. Selon les « principes du Cap » formulés par l'UNICEF et un groupe d'ONG lors d'une conférence en 1997 : un enfant-soldat est une personne, garçon ou fille, âgée de moins de 18 ans membre d'une armée gouvernementale ou d'un groupe armé, quel que soit son rôle, ou accompagnant de tels groupes, autrement qu'en tant que simple membre de la famille, ainsi que les filles recrutées à des fins sexuelles ou pour des mariages forcés.
Au cours de la dernière décennie, les guerres auraient coûté la vie à 2 millions d'enfants et en auraient mutilé 6 millions. On estime à 10.000 par an le nombre d'enfants victimes des mines anti-personnel, à 300.000 le nombre d'enfant soldats et à 23 millions le nombre d'enfants réfugiés ou déplacés dans le monde.





Publié par omarsito à 16:14:19 dans blogalia | Commentaires (1) |

Vas vis et deviens | 05 février 2007

Vas vis et deviens est Sans doute l'un des meilleurs films de ces deux dernières années et l'un des films les plus émouvants que j'ai vu.
On est en 1984, l'Éthiopie est en proie a une sécheresse sans précédant, la famine et les maladies font des ravages parmi les populations réfugiées dans des camps soudanais. Israël va alors organiser une vaste opération de sauvetage en rapatriant plus de 8000 juifs éthiopiens, les falashas et les ramener a Jérusalem. C'est la qu'une femme chrétienne, voulant sauver son fils d'une mort certaine va lui demander de se faire passer pour le fils d'une femme juive mort le matin même. Ce film émouvant, montre avec  justesse, les dessous de la société israélienne, un patchwork fait d'immigrants de toutes parts qui essayent tant bien que mal de se faire une place parmi les autres. Il sera confronté au rejet, au racisme, à l'incompréhension et connaitra aussi l'amitié, la solidarité et l'amour.
À la recherche de sa mère qu'il n'a jamais oubliée, il sera en vérité à la recherche de lui-même. La fin du film est superbe, tellement émouvante, tellement humaine. A voir absolument.
César 2006 du Meilleur Scénario Original pour Radu Mihaileanu et Alain-michel Blanc
Grand Prix et Prix du public du 16e festival du film de Valenciennes
Meilleur film et Meilleur scénario pour
Radu Mihaileanu au Festival International De Cinéma De Copenhague

Publié par omarsito à 18:02:36 dans OmART | Commentaires (0) |

let s do it | 01 février 2007

      Ce soir de 19h55 à 20h00 tout le monde éteindra ses lumières pour la planète. Il ne s'agit pas d'économiser 5 min d'énergie, mais c'est un geste qui vise à sensibiliser les gens et surtout les gouvernements à la question du réchauffement climatique.
Let's do it...



 

Publié par omarsito à 17:12:32 dans Coup de coeur coup de gueule | Commentaires (0) |

Raspoutine | 31 janvier 2007

Raspoutine est considéré comme étant l'un des personnages les plus ambigües et les plus mystérieux de son temps. Simple paysan illettré, il est parvenu à être l'ami, le conseillé et le guide spirituel du tsar Nicolas II de Russie. Mystique, guérisseur, prédicateur, débauché notoire, alcoolique, De nature sale et grossière, il dégageait cependant un magnétisme irrésistible, envoûtant et étrange. Il avait une présence et un charisme tel, qu'humains et animaux étaient comme envoutés, soumis a cet homme si mystérieux et si répugnant.
Grigori Iefimovitch Raspoutine, est né le 23 janvier 1869 à Pokrovskoïe en Sibérie occidentale. Raspoutine était son vrai nom, et non un surnom comme l'affirment certains biographes. Un jour, après une soirée passée dans un village voisin, Raspoutine fut poursuivi par une meute de loups affamés. Ayant couru a en perdre haleine, acculé de toutes parts, il se résolu à s'arrêter et à faire face aux bêtes, une chose incroyable se produisit alors, les loups s'arrêtèrent d'un coup et de monstres sauvages et enragés ils se transformèrent en d'inoffensifs toutous affectueux.
Après une jeunesse tumultueuse, remplie de scandales et de crises mystiques, les gens commencèrent à se rendre compte de ses innombrables pouvoirs. Il quitte son village sur les conseils d'un mystique pour se rendre au Mont Atos en Grèce.Il en reviendra 2 ans après, convaincu d'être choisi par le Seigneur et qu'il se devait d'errer pour répandre la bonne parole. Il ouvre une petite paroisse à l'intérieur même de sa maison et mène une vie mystique survivant grâce à la charité et à l'aumône.  De plus en plus de gens viennent le voir pour ses talents de guérisseur ; il leur disait toujours « Ce n'est pas moi qui guérit, c'est Dieu ». En même temps il continuait une vie de débauche, de buveur, de bagarreur, de séducteur, et même de voleur. La renommée de Raspoutine grandit, jusqu'à parvenir aux plus hautes autorités qui lui conseillent de se rendre à Saint Petersburg. Raspoutine, par son mysticisme et son hypnotisme naturel  subjugue tout le monde. Certains sont convaincus que cet homme avait une étincelle divine en lui.
Le tsar Nicolas II voulant faire appel a ses services pour guérir son fils et héritier du trône qui souffrait d'hémophilie demanda l'avis de l'évêque Théophane et voici ce que lui répondit ce dernier : Vos majestés auront profit à l'entendre parce que c'est la voix de la terre Russe qui s'exprime par sa bouche. Je sais tout ce qu'on lui reproche, je connais ses péchés : ils sont innombrables et le plus souvent abominables. Mais il y'a en lui une telle force de contrition et une foi si naïve dans la miséricorde céleste que je garantirais presque son salut éternel. Après chaque repentir, il est pur comme l'enfant qui vient d'être lavé dans les eaux baptismales. Dieu le favorise manifestement de sa prédilection.
Raspoutine est donc introduit auprès du tsar et réussit à la grande surprise de tous, à stopper les hémorragies de l'enfant. A partir de ce moment, Raspoutine est considéré comme un proche du tsar, un ami, un conseillé, un guide spirituel. Sa débauche n'a plus de limite, et ses façons auraient choqué le dernier des rustres. On lui prêtait pourtant une relation avec la tsarine elle même. Il survécu à une tentative de meurtre de la part d'une femme à moitié folle qui le qualifiait d'Antéchrist !
Il est bien trop puissant, et le tsar Nicolas II  n'était jamais été en mesure de se défendre contre lui. au courant des affaires internes, il place même ses hommes au gouvernement et ca commençait à irriter plein de monde.
Le 30 décembre 1916, le Prince Youssoupov invite Raspoutine à souper. Étaient présentS le député d'extrême droite Pourichkevitch et le Grand Duc Pavlovitch.
Ils mirent dans son vin  une dose de cyanure capable de tuer 10 personnes, la bouteille finie Raspoutine vivait toujours, ils décidèrent alors d'utiliser une arme et feu et lui tirèrent une balle en pleine poitrine. Au moment où ils allaient sortir de la pièce, Raspoutine ouvrit les yeux, et « bondit sur ses jambes, l'écume à la bouche » avant d'étrangler Youssoupov, tandis que « le sang coulait de ses lèvres ». On lui retira dessus a 4 reprises. Ils le transportèrent ensuite sur un pont du haut du quel ils le jetèrent dans la rivière glacée. Ils descendirent ensuite sur la glace et le glissèrent dans un trou dans la glace.
Le lendemain on retrouva une botte a coté du trou et une enquête fut ouverte. On finit après de fastidieuses recherches par remonter le corps de la victime recouvert d'une épaisse couche de glace. L'autopsie révéla que Raspoutine n'était mort ni du poison, ni des balles (dont 3 avaient traversé le cœur), ni des commotions ni de la chute. La présence d'eau dans les poumons prouve sans appel qu'il respirait encore au moment où on le jeta dans la rivière. Raspoutine était mort noyé, ou de froid. L'autopsie la présence dans l'estomac d' « une masse épaisse de consistance molle et de couleur brunâtre », qui selon le légiste n'était autre que le cyanure que son estomac pour une raison inconnue n'avait pas digéré.


Avant de mourir Raspoutine avait fait une prédiction au tsar lui disant : Je mourrai dans des souffrances atroces. Après ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille. Après le déluge terrible passera sur la Russie. Et elle tombera entre les mains du Diable.

Publié par omarsito à 22:48:17 dans Drôle de numéro | Commentaires (0) |

La route de Guantanamo | 26 janvier 2007

Shafiq, Ruhel et Asif


La route de Guantanamo commence à Tipton, Angleterre. Asif Iqbal, jeune britannique d'origine pakistanaise se prépare à se rendre au Pakistan pour voir sa future femme et convoler en juste noce. Il est accompagné de 3 de ses amis Monir, Shafiq et Ruhel. Une fois à Karachi, par soucis d'économie, ils décident de s'établir dans une mosquée. On est quelques semaines a peine après le 9/11 et à la veille de la prise de Kaboul par l'alliance du nord. Les afghans, par milliers se réfugient au Pakistan et les appels à aider la population civile afghane se multiplient. C'est ainsi, selon leurs dires, qu'ils décidèrent de se rendre à Kaboul pour aider  et se rendre utiles. Quelles étaient leurs vraies motivations, solidarité, fanatisme, ou simple recherche d'aventures, on ne le saura jamais. Ils se retrouvent en tous cas bien malgré eux en pleine guerre, sous les bombardements intensifs de la coalition. Ils cherchent à rentrer au Pakistan mais ne parlant pas la langue ils se retrouvent dans un bus qui les emmène tout droit vers la zone de combat. Ils perdent l'un des leurs, Monir et se retrouvent bientôt prisonniers au même titre que les talibans. Le fait qu'ils soient anglais d'origine pakistanaise va encore compliquer les choses, ils seront remis aux autorités américaines et le calvaire va réellement commencer pour eux.
Le film est d'un réalisme surprenant, un mélange de reportage et de film d'action très bien réussi. On nous montre d'abord les conditions inhumaines de détention dans les camps afghans, avant de nous plonger dans la réalité glaçante de Guantanamo.
Au mépris de toutes les lois internationales ce camp n'a aucune raison légale d'exister. Depuis 2001, 760 détenus sont passés par Guantanamo, 500 prisonniers y seraient encore détenus, sans inculpation ni jugement, dans des conditions telles, qu'on dénombre pas moins de 32 tentatives de suicide (effectuées par 21 détenus). 110 détenus (un sur six) sont suivis pour des troubles psychologiques. Cloitrés dans des cellules minuscules en grillage de 2mx2, Ils ont droit à une promenade solitaire de 20 min dans une grande cage posée sur du ciment, assortie, trois fois par semaine, d'une douche de cinq minutes, sans parler des harcèlements psychologiques, et de la torture.
« L'administration Bush refuse de considérer les (ennemis combattants) comme des prisonniers de guerre, tout en leur niant le droit d'être déférés devant un tribunal compétent pour déterminer leur statut, comme l'exige pourtant la troisième Convention de Genève, ratifiée par les Etats-Unis, affirme Wendy Patten, directrice de la section justice de Human Rights Watch.
Film anglais, titre original :  «The Road to Guantanamo», Ours d'Argent du meilleur réalisateur au dernier Festival de Berlin

Publié par omarsito à 17:12:27 dans OmART | Commentaires (3) |

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