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Publié par omarsito à 15:53:51 dans Chroniques algeroises | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par omarsito à 05:11:25 dans blogalia | Commentaires (1) | Permaliens
Une franchise du Louvre a Abou Dhabi ? Acheter le Louvre comme une simple marque de commerce est ce possible ? Ça semble être la dernière trouvaille des cheikhs des Émirats Arabes Unis. Après s'être payé
Publié par omarsito à 17:40:49 dans OmART | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par omarsito à 01:45:54 dans Coup de coeur coup de gueule | Commentaires (0) | Permaliens
Le soleil rayonnait sur Paris ce jour là. Mes pas raisonnaient sur le pavé trompé, et mon ombre me suivait tel un fidèle toutou. Je descendais le long de la rue de Crimée, mon petit sac sur le dos, sans savoir où j'allais, et je m'en foutais royalement, car après tout j'avais 8 ans et pour la première fois de ma vie je fuguais...Un grisant baptême de la liberté auquel tout enfant devrait avoir droit au moins une fois dans sa vie. Une sorte d'avant goût de la vie d'adultes sans les problèmes bien entendu. Enfin libre, libre de faire ce que je veux, d'aller ou je veux, sans me faire gronder ou me faire tapoter le derrière. Je savourais chaque instant de ma nouvelle vie d'insouciance qui commençait, et à peine avais je fais quelques mètres, que je pris la décision de m'accorder une pose pour réfléchir a tout ça. Je m'assis sur un banc et sortis de ma poche le petit sandwich que je m'étais préparé la veille. Soudain mon regard fut attiré par un arbre au pied duquel était éparpillée une quantité incroyable de petits jouets. Je m'approchais incrédule en me frottant les yeux pour être sure que je ne rêvais pas. Les jouets étaient bien là, des petits soldats, des animaux de toutes sortes, des voitures de course, des motos, des camions de pompiers... j'étais au paradis. Un jouet m'attirait tout particulièrement, c'était une petite voiture coccinelle rouge...Je la glissais dans mon sac et ramassais autant de petits jouets que mes poches pouvaient en contenir et m'en retournais chez moi, car après tout a quoi sert de fuguer quand on est aussi riche en jouets.
Quelques années plus tard...
14h30, j'étais largement en avance. Je pris place à une table et regardais dehors. Une fine pluie martelait l'asphalte de la rue Michelet à Alger, forçant les gens à accélérer leurs pas. Avant de venir à mon rendez-vous, J'étais passé au marché de la rue de la lyre, pour faire le tour des bouquinistes et je n'avais pas pu résister devant un petit livre dont la couverture en cuir rouge portait le titre : petits poèmes en prose de Charles Baudelaire.
Je commandais un café et feuilletait mon livre au hasard des pages. Je tombais sur Le joujou du pauvre et commençais à le lire avec un sourire au coin des lèvres.
Et soudain je me souvenais de tout, une image nette et précise s'étalait devant mes yeux, je sentais le soleil sur ma peau, le goût du sandwich dans ma bouche, je revoyais paris, et sentais son odeur, le près St-Gervais, ses ruelles calmes et silencieuses, je revoyais la coccinelle rouge et me rendit compte que s'était moi le petit enfant, et même si je n'étais pas pauvre, la découverte d'un tel trésor aurait émerveillé n'importe quel enfant de mon âge.
J'en avais les larmes aux yeux, je voulais dire merci à cet inconnu, qui, voulant se divertir innocemment, m'avait fait tellement plaisir. Caché non loin, il était le complice et l'artisan de mon émerveillement, et surtout merci à Baudelaire, ton idée est d'un humanisme et d'une simplicité baudelairienne, tu es génial...
Publié par omarsito à 21:34:30 dans Chroniques algeroises | Commentaires (1) | Permaliens