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le clochard amoureux 2 | 28 février 2007

Elle s'appelait Hélène, grande, blonde, de grands yeux bleus pétillants. Juste à sa façon de se tenir on devinait l'assurance d'une fille qui s'en sortait bien dans la vie. Sa voiture s'était brusquement arrêtée en face du Franky's elle était entrée boire un verre en attendant la remorqueuse. Une superbe fille offerte sur un plateau d'argent que demander de plus...Elle accepta le verre que je lui offris, et d'une chose à l'autre on en est venu à se raconter nos vies. Elle était médecin, riche comme crésus, elle s'occupait d'un truc dont je n'avais jamais entendu parler. Elle me parla de son enfance malheureuse, de son père qui passait toute ses journées au boulot, et qui s'occupait plus de son chien que de ses enfants, de sa mère dépressive qui s'enfermait des journées longues dans sa chambre, une enfance triste et sans joie... Quand ce fut mon tour je déballais tout, me disant que je n'avais rien à perdre après tout, et cela ne paru pas la choquer, au contraire... et sans que je ne m'en rende compte, je me suis retrouvé chez elle, dans son lit, fumant une cigarette un verre de whisky à la main.Hélène m'aimait bien, elle disait que je lui rappelais Nestor, un vieux chien affectueux, qu'elle avait eu dans sa jeunesse, son seul ami d'enfance. Cela ne m'offusqua pas. C'était la première fois que j'évoquais quelque chose de sentimental à une personne.On se voyait peu à cause de son travail, mais à chaque fois qu'on était ensemble s'était le feu d'artifice. Hélène prenait soin de tout, elle payait les restos, le ciné, elle m'achetait de nouvelles fringues...elle m'a même emmené voir son coiffeur. Mais je n'avais pas l'impression qu'elle m'entretenait, je ne lui demandais rien. Et a sa place j'aurai fait la même chose. Des fois on allait chez elle ou chez moi picoler et c'était moi qui fournissais l'alcool.À son anniversaire, je du travailler deux jours dans une manufacture pour lui payer son cadeau, elle fut très touchée et ce jour là elle s'appliqua à faire de moi l'homme le plus comblé au monde.Je ne sais pas ce qui lui plaisait chez moi, mais une chose était sure, je commençais à m'attacher à cette fille pleine de vie et de caractère.

À suivre

 

Publié par omarsito à 15:13:39 dans L essence des sens | Commentaires (3) |

au nom de dieu | 23 février 2007

  Un jeune étudiant égyptien de 22 ans a été condamné à quatre ans de prison pour insultes à l'islam et critique du président égyptien. Abdel Karim Nabil, étudiant à l'université islamique d'Al Azhar, avait accusé cette dernière de supprimer la liberté de penser, il avait aussi qualifié le pouvoir égyptien de (Symbole de la dictature).
Ce jeune homme avait été expulsé de l'université d'Al Azhar après ses prises de positions. Il n'a fait que critiquer les dirigeants de cette université et la façon dont ils la géraient, il n'a en aucun cas critiqué la religion musulmane.  
Je suis à chaque fois choqué de voir qu'il y a des gens qui se prennent pour dieu et qui se permettent de parler en son nom, et qui, à chaque fois qu'on les critique (eux personnellement ou leur façon de voir) , crient à l'apostasie et à la rébellion contre la religion. Ils se considèrent comme les franchisés de dieu, et ses représentants sur terre et vont jusqu'a juger les autres et les condamner au nom d'un dieu qui prône pourtant l'ouverture, le pardon et la sagesse...

Publié par omarsito à 15:15:03 dans Coup de coeur coup de gueule | Commentaires (2) |

Le clochard amoureux | 22 février 2007

Avis aux lecteurs :
Cette histoire est un hommage a Charles Bukowski
Vous comprendrez que le style, le langage et le franc parler de cet auteur sont de mise.
Les gens qui me connaissent découvriront une autre facette de moi
Alors vos gueules bande d'enfoirés et bonne lecture....


Je ne sais plus depuis combien de temps je suis réveillé, quelques minutes, quelques heures peut être, je ne sais plus ;  tout ce que j'sais c'est que j'me suis saoulé la gueule hier, assez pour me donner un mal de crane phénoménal. J'ai l'habitude de boire, beaucoup même, mais jamais autant qu'hier, ça devait être grave, mais ça non plus je ne m'en souviens pas.
Putain que ça fait mal...           
Mon nom est Hank, j'ai 36 ans, les gens m'en donnent 50 ; L'alcool, la vie...
Avant je travaillais chez poste canada, je me réveillais chaque matin, je prenais le métro,  je passais 8 heurs cloitré dans un bureau, à faire un boulot à la con, j'avais 2 semaines de congé par an et je payais mes impôts comme tout bon citoyen. Je vivais avec une fille que j'avais rencontrée sur internet, une vraie vie de couillon quoi...
Un jour j'en ai eu marre de tout, marre du métro, marre du boulot, marre des enfoirés  qui travaillaient avec moi et dont j'étais plus capable de voir la tronche, marre de la salope avec qui je vivais, marre de manger chez le viet d'en face ; bref un jour, je suis sorti du bureau et je n'y ai plus remis les pieds. Ca va faire 8 ans maintenant, et depuis, je vis sur le bien être social, et je ne me suis jamais senti aussi libre de ma vie, je ne suis plus cet esclave endoctriné qui accepte son sort sans broncher. je me lève quand je veux, je reste à la maison quand il pleut, je me promène dans le parc quand il fait beau, je picole sans penser au réveil du lendemain. J'ai rien contre le travail comme tel, au contraire j'ai toujours été un gars actif, C'est juste le fait d'être obligé, contraint de travailler, pour pouvoir vivre décemment qui me fait chier.
J'ai toujours rêvé d'une société ou le travail serait un acte bénévole et volontaire, un monde ou ces enculés de riches partageraient avec nous autres les pauvres ces sommes colossales dont ils ne savent même pas quoi faire, mais ca je présume, ca sera pour une autre vie. Le grand architecte en a décidé ainsi.
Pourquoi je vous raconte tout ca moi ? Ah oui, parce que je me suis saoulé hier...et maintenant je me souviens pourquoi.
Cela remonte a 3 mois, il faisait beau ce jour là, et j'en avais profité pour aller  boire un coup chez Franky's. La serveuse, une vieille fille de 45 ans en mini jupe, laide et dépourvue de seins me servait mon pichet de bière lorsqu'elle entra... Une superbe fille qui ne cadrait pas du tout avec le genre du bar. Elle s'est assise à une table tout près de moi, et exhiba une paire de jambes impeccables. J'aurais donné ma chemise pour un moment avec cette fille. Je pouvais sentir son parfum tellement elle était proche, cela me troubla un moment mais je savais bien, et a mes dépends, que ce genre de filles risquait d'être très dangereuse pour un gars comme moi.
Je détournais donc les yeux de cette créature pour reluquer la mini jupe de Denise, la serveuse sans seins. Mais la paire de jambes croisées très haut hantait mon esprit et me donnait le tournis. Je renonçais donc à résister et  me laissait bavait devant le spectacle qui s'offrait à moi.
Des minutes s'écoulèrent avant que je ne me rende compte que la fille me regardait a son tour, un sourire au coin des lèvres. Dieu du ciel qu'elle était sexy cette poule dans son tailleur a 1000$. je lui souri a mon tour et j'engageait une discussion qui allait chambouler ma vie pour un bon bout de temps...
 

À suivre...

Publié par omarsito à 02:38:13 dans L essence des sens | Commentaires (2) |

abel et cain | 19 février 2007

L'histoire de l'humanité commence par un péché -dit originel-,  suivi peu de temps après par, tenez vous bien, un fratricide. Drôle de façon de commencer la glorieuse épopée de l'espèce humaine. On avait de l'imagination dans ce temps là, et l'on mettait un point d'honneur à toujours commencer les belles histoires par des tragédies!
Caïn tue donc son frère Abel après une crise de jalousie, croyant que dieu le préférait à lui...
L'humanité n'a hélas guerre changé depuis. L'homme ne rate jamais  une occasion de tuer son prochain et tous les prétextes sont bons pour se trucider. L'homme est prêt a commettre les pires massacre parce que l'autre n'a pas la même couleur de peau que lui, parce qu'il parle une langue différente, ou parce qu'il adore un autre dieu. Et même lorsque rien ne cloche et que l'on est la copie conforme de son voisin, on trouve toujours une raison de se haïr et de se faire du mal.
J'ai vécu dans un pays (Algérie) ou la violence était chose courante,  des gens se faisaient régulièrement tués parce qu'ils osaient penser différemment, d'autres étaient abattus a cause de leurs origines, de leurs croyances ou de leur convictions. D'autres enfin ont perdu la vie juste parce qu'ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.
Vous pensez peut être que je suis pessimiste, mais je ne le suis pas, loin de là. Ayant côtoyé la violence de près, j'ai souvent vu la beauté et la grandeur au milieu de la folie humaine...
Les guerres ne font pas de héros, c'est bien connu, elles font des veuves, des orphelins et des hommes traumatisés à vie. L'homme est capable des pires folies meurtrières, de délires ravageurs, mais il est aussi capable d'actes qui forcent l'admiration; Tant d'hommes et de femmes et pas toujours ceux que l'on croit ont fait preuve, dans les pires moments, d'une telle abnégation et d'une telle grandeur d'âme que l'on croirait presque que la laideur du moment n'est là que pour les faire ressortir dans toute leur beauté. Tellement d'actes de bravoure de sacrifices et de dévouement ont marqué les mémoires  avec des lettres de lumières, tellement d'histoires d'amours ont vu le jour dans les moments les plus obscures de l'histoire, tel des roses sur des tas de fumier.

Publié par omarsito à 22:26:34 dans L essence des sens | Commentaires (4) |

les roses de bagdad | 15 février 2007

Ca faisait au moins une demie heure qu'il était la, en face du miroir, coiffant soigneusement ses cheveux, arrangeant nerveusement ses habits.
Il aurait voulu mettre quelque chose de neuf, d'original, qui n'auraient pas manqué de faire bonne impression mais il n'avait que son vieux jean délavé, sa chemise grise toute fripée et ses vieilles chaussures qu'il avait astiqué la veille.
Au moment d'ouvrir la porte pour sortir, il sentit une main qui le retenait, il se retourna et croisa le regard inquiet de sa mère. Il lui adressa un sourire hésitant et lui baisa affectueusement le front. Ses mains tremblantes et tordus cherchaient les siennes et s'y agrippèrent fermement.
- N'y vas pas mon fils, s'il te plait n'y vas pas...
- Je serai prudent, je te le promais. je serai bientôt de retour.
Elle hocha vigoureusement la tête  s'agrippant encore plus fort à ses manches.
Il se dégageât doucement, se retourna et sorti précipitamment de l'appartement.
Dehors une brise légère décoiffait ses cheveux. Il mit ses lunettes de soleil et pesta contre la poussière qui recouvrait déjà ses souliers.
Il fit un long détour, empruntant des ruelles désertes, marchant vite comme pour fuir des démons invisibles. Il tourna au coin d'une rue et déboucha sur une grande artère. Il sprinta quelques mètres et se planta face au fleuriste. Il acheta des œillets rouges, les fleures qu'elle aimait le plus quelques lilas et deux roses...Il imaginait son sourire, ses joues colorées de pudeur et le temps d'une seconde il contempla le bouquet se rappelant des jours heureux. Les hurlements agressifs d'une ambulance le remmenèrent brusquement à la réalité de cette rue de Bagdad, au milieu des façades éventrées.
Quelques minutes plus tard il arriva enfin près de chez elle. Elle était la, l'attendant au coin d'une rue. Elle tenait un petit paquet dans les mains, probablement son cadeau. Son cœur sursauta comme a chaque fois qu'il la voyait, elle était  si belle si fragile. Elle sourit en le reconnaissant et marcha dans sa direction.
Soudain sa vue fut brouillée par un nuage de flammes, un bruit sourd et étouffé  lui fracassa les tympans. Il se retrouva par terre projeté par un souffle d'une puissance inouïe. Il regarda autour de lui et ne vit qu'une fumée noire qui emplissait ses poumons. Aucun bruit ne lui parvenait sonné qu'il était par la déflagration. Un homme en haillons ensanglanté émergea de la fumée hurlant de toutes ses forces. En quelques instants a peine une vision d'horreur s'offrait a lui ; des regards hagards des gens qui couraient dans tous les sens des corps désarticulés jonchaient le sol maculé d'immenses taches rouges et ce silence irréel qui l'enveloppait. Il vit son bouquet a quelques mètres de la, baignant dans une marre de sang avant de sombrer dans un trou noir et silencieux.
Il entendit les éclats de rires de ses jeux d'enfants, sentit  le soleil brulant des camps de vacances de son adolescence, et entendit la voix de sa mère appelant  son nom, au milieu d'un brouhaha confus. il sentit des mains se saisir de lui, l'envelopper le serrer lui insufflant un souffle de vie. Il ouvrit les yeux et fut aveuglé par la lumière du jour, il vit le visage défait de sa mère penché sur lui, au milieu du chaos, elle l'avait suivie sans qu'il ne s'en rende compte pour être sure qu'il ne lui arrivera rien. Elle le tenait dans ses bras et hurlait son nom. Il la regarda un moment, et lui sourit, hébété, perdu au milieu des débris, des gens qui s'attroupaient déjà autour d'eux,  des sirènes qui accouraient, des coups de feu tirés.

Il lui dit qu'il allait bien, se releva et tituba quelques instants. Sa mère lui prit le bras en hochant la tète. Il comprit qu'il n'y avait plus rien à faire et prit soudain conscience de ce qui leur arrivait. C'est le lot quotidien des irakiens, qui  les frape sans répits, même le jour de la St-Valentin.

Joyeuse St-Valentin

Publié par omarsito à 17:31:09 dans Chroniques algeroises | Commentaires (0) |

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